Hombori et le Gourma

La route jusqu’à Hombori

– Lundi 18/01/10 : Ce matin, nous quittons Douentza en direction de Hombori.

Malheureusement, il y a beaucoup de brume qui bouche l’horizon.

Nous ne faisons donc qu’apercevoir les chaînes montagneuses les plus proches de la route.

Le Massif de « la main de Fatma » est à l’origine d’une belle légende que nous raconte Alassane… Et le Mont Hombori,  le plus haut sommet du Mali, ne se départira pas de son mystère, caché dans son nuage de brume…

Le Massif de la Main de Fatma
Le 4X4 et "Vieux", notre chauffeur de 22 ans... lors d'une halte au bord de la piste

 Hombori, c’est aussi une ancienne ville fortifiée 

Ses maisons en banco forment un rempart au-dessus de la plaine. 

C’était une place forte songhay.

Ses ruelles étroites et couvertes obligeaient les assaillants à se courber et avancer en file indienne… Les archers songhay pouvaient alors les éliminer au fur et à mesure de leur progression.

La forteresse en banco est désormais habitée par le chef du village et sa famille mais on peut la visiter.

Les couloirs étroits étaient un moyen de défense de la forteresse
Une mosquée

 

Au marché à Hombori

Après avoir fait le tour de la vieille ville , nous descendons par les escaliers dans un quartier plus animé.

Là, se tient un petit marché où Alassane fait les achats en prévision du bivouac de ce soir.

Hummm, la bonne viande!

Ici, il y a deux stations service... mais la deuxième est beaucoup mieux !
Vente de skis à l'entrée du désert !

Après le déjeuner, nous partons à travers le désert du Gourma

Une horde de 700 éléphants transhume, selon les points d’eaux, entre le Mali et le Burkina Faso.

Nous allons tenter de les trouver, ce qui n’est pas assuré car la savane est grande et ils se déplacent beaucoup.

Tout l’après-midi, nous roulons dans la savane…

Première rencontre :

Un groupe de femmes et d’enfants qui transportent toutes leurs affaires dans des malles à dos d’âne. Elles sont en train de changer de camp.

Les Peuls et les Touareg sont des éleveurs nomades qui changent d’endroit en fonction des pâturages et des points d’eau.

A la recherche des éléphants

Nous nous arrêtons de temps en temps pour demander aux gens s’ils savent dans quel direction se trouvent les éléphants.

Alassane parle plusieurs dialectes et connaît beaucoup de monde partout.

Tous ces gens qui vivent là, dans un dénuement total, ayant pour seule richesse leurs troupeaux de chèvres, zébus, dromadaires ou ânes, sont très souriants et intrigués de nous voir… rencontres fascinantes.  Ici, le temps s’est arrêté…

Alassane et les touaregs

Voilà les éléphants !

En fin d’après-midi, un homme nous apprend que ses enfants ont vu les éléphants, la veille, dans la soirée. Partout, on peut voir des traces de leur passage : les arbustes sont tout cassés et il y a d’énormes bouses par terre !

Finalement, on rencontre un jeune garçon qui nous dit, tout content, qu’il sait où ils sont… Il grimpe dans le 4X4 et nous guide vers un point d’eau…    Ils sont là !…

Tout doucement, nous nous approchons de la mare où ils sont en train de boire…

Emotion intense… Surtout ne pas faire de bruit…

Ni se montrer et bien rester hors de leur vent car ils sont très craintifs et ont l’odorat développé !

On les entend souffler et on les voit bien :  il y a des petits ! Mais pas facile de les photographier…

 

Mali, Le Gourma, jeune garçon
Mohammed, le jeune garçon qui nous a menés à l'endroit où se trouvent les éléphants
Il y a des petits !

Au campement touareg

Le soir tombe et nous regagnons sans bruit la voiture, dans la pénombre. Le jeune garçon, Mohammed, nous invite à son campement.

Il vit là, dans une tente très rudimentaire, avec sa famille. Tout près se trouve un enclos de branchages où il nous montre fièrement ses chevreaux.

Son père est parti au marché de Boni, ville située entre Douentza et Hombori. Il sera absent plusieurs jours.

La mère et la tante du jeune Touareg nous accueillent très gentiment, elles sont assez timides.

En l’absence de son père, c’est Mohammed le chef de la famille et il est tout fier de mettre sa belle tunique blanche pour nous accueillir chez lui.

La "maison" de Mohammed et sa famille

Notre soirée (et nuit) dans le Gourma

Mohammed s’empresse pour nous aider à installer nos matelas dans un espace entouré de branchages, puis il prépare le thé en signe de bienvenue.

Pendant ce temps, nous épluchons les légumes que nous avons apportés.

Alassane fait un feu avec des branches ramassées en cours de route et qu’il avait mis sur le toit du 4X4.

Il n’y a plus qu’à mettre la marmite à bouillir pour le dîner, nous n’allons pas tarder à apprécier l’excellent ragoût d’Alassane…

Je sirote le thé tout en épluchant les légumes
Vieux met la marmite sur le feu
Mohammed a revêtu sa longue robe blanche pour nous faire honneur
Mohammed a revêtu sa longue robe blanche pour nous faire honneur
Alassane, Yannick, Vieux et Mohammed

Tout le monde est très content… Ce fut une « super sacrée bonne journée », comme dit Vieux…

– Mardi 19/01/10 : La nuit sous les étoiles n’a été troublée que par les bêlements intempestifs d’un bouc venu séduire les chèvres du coin…

Une mare où les éléphants viennent boire

Après le petit-déj et nos adieux à nos hôtes, nous voilà repartis à travers la savane jusqu’à In Adiataffan où il y a une mare où les éléphants viennent parfois quand l’eau manque ailleurs, malgré la proximité du village. Mais, ils ne sont pas là…

Mare près d'In Adiataffan... Nénuphars et aigrettes blanches, mais pas d'éléphants !

 

 

Un peu plus loin, nous faisons halte près d’une autre grande mare mais il n’y a pas d’éléphants là non-plus… Seulement quelques femmes et enfants qui font toilette et lessive dans l’eau boueuse.

Ils boivent même cette eau et en ramènent dans des bidons à leur campement ou village.

Ici, les gens sont vraiment très, très pauvres.

 

 

 Une piste très sableuse

Le paysage devient de plus en plus désertique, on roule dans le sable et il faut parfois faire de grands détours pour ne pas s’ensabler. Heureusement que Vieux connait son affaire…

 

En route pour Tombouctou

Arrêt pique-nique et c’est reparti. Voilà enfin la piste « tôle ondulée » qui mène à Tombouctou.

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