Pour quitter la pinède près de Medhia, où nous avons passé la nuit, il nous faut reprendre la piste sablonneuse qui continue sur 3 km afin d’atteindre la route. Après quelques endroits un peu périlleux et la rencontre avec un grand troupeau de moutons, nous y arrivons enfin … Ouf !
Maintenant, nous allons rejoindre l’autoroute pour dépasser Salé, Rabat et Casablanca, grandes villes où nous n’avons pas envie de nous attarder.
Il y a beaucoup de circulation autour de ces villes et les Marocains ont une façon très spéciale de conduire : certains ne savent pas sur quelle file ils doivent rouler, alors ils roulent au milieu ! D’autres roulent très lentement et d’autres déboitent n’importe où. Il faut être vigilant ! Un gars à scooter fait des zigzags devant nous et roule à toute vitesse … Nous avons même vu un gars en trottinette électrique sur l’autoroute !
Passé ces grandes villes, l’autoroute suit un paysage plutôt moche : terrains vagues, chantiers en construction, saletés … jusqu’à ce que l’on rejoigne la route qui va à Azemmour
Nous arrivons enfin à Azemmour
Nous garons le fourgon sans problème au bord d’un trottoir face à la vieille médina.
Les rues, calmes à cette heure, mènent jusqu’aux remparts au bord de la rivière Oum-er-Rbia…
Des fresques ornent les murs de la médina, comme à Asilah. Mais en plus décrépit, c’est beaucoup moins touristique ici … Les habitations n’ont pas été achetées et rénovées par des occidentaux, comme le sont la plupart de celles de la médina d’Asilah.
Dans la médina d'Azemmour
Au bord de la rivière Oum-er-Rbia, la promenade bordée de petits cafés est très agréable ...
Sur le mur du four à pain, une fresque célèbre Estevanico, natif d'Azemmour, devenu explorateur en Amérique
Le four à pain du quartier où est cuit la pâte apportée par chaque habitant
Halte déjeuner près de la plage
Le parking de la plage où nous nous garons pour déjeuner est malheureusement jonché d’ordures …
Le ciel est couvert et la mer très agitée. Il parait que les courants sont dangereux par là.
Nous n’irons donc pas nous baigner …
El-Jadida
Partout, des affiches annoncent que bientôt se tiendra à El-Jadida le « salon du cheval sous le haut patronage du roi ».
Les jardiniers s’activent aux abords du parc des expositions pour peaufiner le décor. Ici, pas de saletés… Devant le front de mer, se dressent de grands immeubles plutôt luxueux en bas desquels se tiennent des bars et restaurants modernes.
Aujourd’hui samedi il y a du monde sur la plage malgré le temps maussade.
Nous allons nous garer sur un grand parking près de la citadelle portugaise…
… puis nous flânons dans les vieilles rues et sur les remparts de ce qui fut « l’île-forteresse de Mazagan » (autrefois, la mer entourait la cité)
Malheureusement pour nous, la superbe citerne portugaise, un des sites majeurs de la citadelle, est fermée pour cause de travaux …
Un petit passage donne accès à la citadelle
Au fil des rues de la citadelle ...
Le minaret de la mosquée se dresse au-dessus des murailles de la cité
Des jeunes jouent au foot sur une place de la citadelle
Une des deux églises portugaises a été transformée en hôtel, l'autre en théâtre
Comme partout, des boutiques d'artisanat proposent des souvenirs
La citadelle portugaise est entourée de remparts flanqués de 4 bastions
Ici aussi, comme à Asilah, des jeunes s’amusent à sauter dans l’eau du haut de la muraille. Beaucoup se baignent dans le port où il n’y a pas de vagues, contrairement à la plage … mais l’eau ne doit pas y être des plus propres.
Sur les remparts d'El-Jadida ...
Des jeunes se baignent dans le port, au pied des remparts
La route côtière après El-Jadida passe devant de grands complexes pétrochimiques…
Heureusement, après les avoir dépassés, nous arrivons enfin sur une côte où l’environnement est plus agréable : Lagunes et grands roseaux, champs de légumes bordés par les dunes, forment le paysage.
Notre étape nuit :
Nous avons repéré un lieu de bivouac possible sur P4N. Pour l’atteindre, il faut bifurquer sur une petite piste cahoteuse et tortueuse qui passe au milieu des salines roses couvertes d’oiseaux, puis qui monte raide sur le haut de falaises rocheuses où nous nous garons pour passer la soirée et la nuit.
Une petite crique s’étend à nos pieds mais, pour y descendre, ça ne semble pas très facile.
Nous n’allons pas essayer car le temps est trop frais ce soir pour se baigner …
Des pêcheurs du coin y vont sans problème. Ils nous disent qu’ils vont pêcher des poulpes dans les rochers à l’aide d’une grande perche…
Superbe endroit … Nous allons dormir bercés par le bruit des vagues …