D'Agoudal aux gorges du Todgha, Tineghir et ses environs
Dimanche 5 octobre 2025 :
La nuit dans la montagne près de Msemrir a été plutôt fraîche mais heureusement, nous avons une bonne couette (que nous n’avions pas eu l’occasion d’utiliser jusque là)!
Nous repartons sur la belle route vers Agoudal… En cours de route, nous prenons en stop un petit monsieur qui marche avec son bâton et ses chaussons ! Il veut aller à Agoudal, à 18km de là et il n’y a pas beaucoup de véhicules sur cette route !
La route qui va à Agoudal n'est pas très fréquentée ...
... Mais on y a trouvé un auto-stoppeur !
Agoudal est un petit village de montagne, tout entouré de champs cultivés en parcelles.
Il y a de l’activité, ce matin, dans les champs : labour à l’aide d’attelage de mules, femmes et enfants qui cueillent des pommes et du fourrage, d’autres qui bêchent avec des houes.
En cours de route, nous apercevons des nomades berbères dans la montagne
La route se poursuit dans un paysage lunaire ...
Une rencontre au bord de la route. Nous lui remplissons sa bouteille d'eau.
Bientôt, la route devient complètement pourrie, pleine de trous mais le paysage est toujours magnifique !
Achat de pain dans le village d’Aït-Hani. Les enfants réclament des bonbons, stylos ou dirham, il y en a même un qui nous lance un caillou ! Quel accueil ! Quand un adulte approche, ils arrêtent aussitôt …
Nous arrivons ensuite à Tamtatouche, que nous ne faisons que traverser. Un barrage vient d’être construit juste après le village …
Nous entrons dans les gorges du Todgha.
Là, il n’y a pas encore trop de touristes, presque personne sur la route …
Plus on approche du défilé où le Todgha a creusé de profondes gorges, plus il y a de circulation.
Embouteillage dans les gorges !
À l’entrée du défilé, il y a des grands parkings mais très peu de véhicules y sont stationnées.
Le plus étrange, c’est que dans la gorge proprement dite, donc à un passage étroit bordé par l’oued, c’est le gros embouteillage : 3 cars de tourisme sont garés sur le bord et un autre vient en sens inverse. Le chauffeur, sans doute, débutant, n’ose pas avancer. Il a peur de tomber dans l’oued !
Plusieurs personnes essaient de le guider. Nous sommes complètement bloqués… Au bout d’un long moment, il finit par se décider à croiser et nous pouvons enfin avancer ! Et tout ça, parce que les cars, au lieu de stationner sur les parkings, le font en plein milieu du défilé pour que les touristes aient moins à marcher !!! Ridicule !
Il y a des marchands de souvenirs installés tout du long… et même un petit bar avec sa terrasse !
Les Marocains du coin, avec leurs familles, viennent pique-niquer au bord de l’oued. Ils regardent, goguenards, ce spectacle …
À l'entrée du défilé, il n'y a pas encore de cars stationnés. Là l'oued est à sec.
Plus loin, il y a de l'eau et les familles du coin viennent y pique-niquer.
Halte déjeuner au-dessus de la palmeraie
Ensuite, nous allons sur le parking/belvédère qui domine la grande palmeraie. Il y a des marchands de souvenirs, évidemment, mais le parking est très vaste et nous trouvons un coin à l’écart pour nous garer et déjeuner tranquillement (après avoir fait déguerpir les gamins qui sont très casse-pieds par ici).
Des cars ou des voiture de touristes viennent de temps en temps stationner un moment pour admirer la vue sur la palmeraie. Aussitôt, ils sont pris d’assaut par les marchands pour qu’ils achètent quelque-chose …
Vue sur la palmeraie et le village d'Aït-Boujane, depuis le parking/belvédère
Tineghir
Nous nous garons dans le centre puis marchons jusqu’au vieux ksar Aït Lhaj Ali et le mellah (l’ancien quartier juif).
Murs en pisé bordant les ruelles, passages étroits et, dans le quartier commerçant, échoppes diverses.
La ville de Tineghir
Après la visite de Tineghir, nous voulons aller voir la mosquée-médersa Ikelane
Pour y arriver, nous nous trompons et avons du mal à la trouver.
Heureusement, des enfants très sympas nous aident à trouver le chemin dans la palmeraie …
En plus, ceux-là ne nous demandent rien et refusent même la récompense que nous leur offrons pour nous avoir guidés jusque là…
Nous suivons les sentiers dans la grande palmeraie, plutôt une oliveraie par là.
Très touffue, elle est plantée de nombreux arbres fruitiers (oliviers, grenadiers, figuiers …)
Des flèches indiquant la mosquée sont peintes à plusieurs endroits mais il fallait trouver le début du sentier ! Il y a sûrement un autre accès par le ksar en ruines situé derrière, mystère !
Dans la mosquée Ikelane, la salle de prières
La coupole a été frappée par la foudre en 2008
Le sympathique et passionné gardien
La salle aux ablutions, avec un puits profond de 28m où il y a encore de l'eau ...
Sur la terrasse, la coupole qui a été abimée par la foudre
Belle vue sur la palmeraie du haut de la terrasse
Le gardien nous montre les différentes pièces en nous donnant de nombreuses explications et nous fait monter sur la terrasse du muezzin. À la fin de la visite, nous lui donnons 40Dh (on donne ce que l’on veut).
Notre bivouac nuit :
À une vingtaine de km de Tineghir, nous nous garons sur un terrain dénudé dans la montagne. Très belle vue et tranquillité absolue…