D'Essaouira à Agadir par la côte
Mardi 23 septembre 2025 :
Après le plein d’eau et les vidanges, nous quittons le joli camping de Bhaibah et prenons la route pour Essaouira.
Essaouira
Nous nous garons sur un parking près d’un petit supermarché à environ 1,5 km de la médina et partons à pied en longeant la grande avenue où se succèdent, d’abord des immeubles, puis tout un bric-à-brac, une tannerie, des garages, des menuiseries, des entrepôts …
Balade dans les rues de la médina, sur la sqala et sur le port …
Essaouira, malgré sa forte fréquentation touristique, reste quand même une ville bien agréable …
Après le café à une terrasse et quelques achats, nous reprenons l’avenue par laquelle nous étions venus pour rejoindre notre fourgon …
Il faut trouver un endroit où passer la nuit car le terrain de camping près de la plage, où nous étions venus en 2009, a disparu. Des immeubles ont pris sa place !
Nous prenons donc la route jusqu’à Sidi-Kaouki.
Cet endroit ne nous dit rien qui vaille ! Ce ne sont que d’immenses terrains de camping remplis de CC côte-à-côte et la plage couverte de parasols et chaises longues … Pas du tout ce à quoi je m’attendais ! Beaucoup trop de monde par là …
Notre lieu de bivouac :
Du coup, nous dépassons Sidi-Kaouki et allons nous poser dans les dunes plantées d’arganiers et de petits buissons d’épineux. Pour y arriver, il faut suivre une piste caillouteuse et cahoteuse.
Voilà un bel endroit tranquille où l’on domine la mer au loin (31. 326 385 -9.792 378)
Comme tous les soirs, il y a beaucoup de vent qui rend le fond de l’air très frais malgré le beau soleil.
Dans la soirée, nous voyons passer au loin des touristes à cheval, d’autres en quad … Puis, plus rien. Le calme absolu …
Mercredi 24 septembre :
Nous descendons en bas des dunes jusqu’à la plage. La mer est basse. Quelques personnes pêchent à la ligne et d’autres grattent dans les rochers. Certains emportent leur récolte (coquillages ou algues ?) dans des paniers à dos d’âne…
Les salines d’Ida-ou-Azza
Il est temps de lever le camp pour poursuivre notre voyage. Nous suivons la route N1, puis nous bifurquons vers les salines d’Ida-ou-Azza où est extrait le sel gemme. En injectant de l’eau douce dans les galeries où se trouve le sel, l’eau devient salée et est mise ensuite à décanter dans des bassins, genre marais salants.
Un peu après le cap Tafelney, se trouve la magnifique…
Plage de Tafedna
Pour y arriver, il faut emprunter une route en lacets qui descend assez raide jusqu’au petit port de pêche. Derrière la longue plage, s’alignent de petites maisons blanches et bleu tout le long de la promenade. Pas grand-monde ici … C’est très calme
Nous allons nous asseoir sur la plage et je me risque dans la mer … Mais elle est très froide, Yannick n’y mettra que les pieds !
Le vent souffle fort et nous sommes obligés de rester dans le fourgon pour déjeuner …
Il ne fait pas assez chaud pour rester sur la plage, nous reprenons la N1.
Attention aux contrôles sur la route
À l’un des nombreux contrôles de police (ils sont très nombreux au Maroc), un agent nous fait signe de nous arrêter. Il nous colle une contravention de 150 Dh pour excès de vitesse : nous roulions à 77 km/h alors que c’était limité à 60 km/h. Nous n’avions même pas vu la limitation, il y a tellement de panneaux posés sur le sol : 60km/h, ensuite 80km/h, puis de nouveau 60km/h… c’est complètement incohérent ! Bon, tant pis! l’agent nous fait un reçu. Nous ne sommes pas les seuls à nous faire arrêter, pratiquement tout le monde. C’est très courant ici apparemment …
Notre lieu de bivouac :
Après avoir repris notre route, nous bifurquons à un embranchement où il est indiqué « plage de Tildi »
Nous suivons une piste caillouteuse et pentue. Elle serpente le long d’un canyon vertigineux creusé par un tout petit oued.
Un petit renfoncement sous les arganiers nous offre un abri pour la soirée et la nuit.
Nous ne préférons pas descendre jusqu’au minuscule village tout en bas car notre fourgon n’est pas 4X4 et la piste est très raide.
Surtout, qu’il faudra la remonter demain!
C’est un endroit magnifique avec la mer à l’horizon. Le seul inconvénient, c’est le vent qui souffle en bourrasques très fortes.
Heureusement, plus tard, dans la soirée, il s’arrête d’un coup ! Il ne nous gênera donc pas cette nuit !
Jeudi 25 septembre :
Nous avons été bien tranquilles cette nuit dans ce coin, plus de vent, pas de bruit.
C’est vraiment un magnifique endroit avec un point de vue à couper le souffle !!!
Nous reprenons la route vers le sud en longeant la côte … Nous passons à Tamri et sa grande bananeraie. Nous en profitons pour acheter quelques petites bananes qui sont vraiment excellentes …
Nous continuons toujours vers le sud …
Petit arrêt à Aghroud et ses maisons colorées
Il parait qu’un habitant du lieu, lassé de voir du gris, a eu l’idée un beau jour, de peindre sa maison de couleur vive. Les autres habitants, trouvant l’idée belle, se sont mis, à leur tour, à peindre leur maison. Ça donne un résultat original et joyeux, surtout avec la grande plage en arrière.
En continuant la route, juste avant l’entrée de Taghazout,
… nous nous garons sur un grand parking en terre derrière la plage … Personne à l’entrée pour nous faire payer… Nous nous y trouvons très bien et nous allons nous baigner. Il n’y a presque personne sur cette grande et belle plage. La mer est bonne (enfin !) et très claire. Il fait beau et chaud…
Nous restons là pour déjeuner.
En fin de matinée, voilà que le vent se lève et rafraîchit l’atmosphère. Zut ! Nous pouvons quand même manger dehors, à l’abri du fourgon…
Nous partons ensuite pour Agadir…
… où nous ne ferons que passer. D’abord, le long du port de pêche puis celui de commerce. Les télécabines qui montent à l’ancienne kasbah perchée sur sa colline, passent au-dessus de nos têtes !
Nous suivons de grandes artères où la circulation est assez intense, des nouveaux quartiers très arborés, des parkings paysagés payants, des ensembles modernes et proprets. On se croirait sur la côte catalane !
Nous nous arrêtons pour faire quelques courses au supermarché Carrefour (achat de bière « Casablanca ». Les alcools, plutôt chers, sont présentés dans un rayon bien séparé du reste du magasin). On se croirait en France dans ce centre commercial avec les magasins de mode occidentale, vêtements branchés, Decathlon etc …
Nous quittons la côte pour gagner l’Anti-Atlas
Nous continuons la route, toujours le long de grandes avenues encombrées, avec de nombreux ronds-points. La banlieue est très étendue : Inezgane, Ait-Melloul, villes très très longues à traverser…






