Oualidia, Beddouza et Safi, jusqu'à Bhaibah

Dimanche 21 septembre 2025 :

Nous avons bien dormi sur la falaise au-dessus de la mer. Ce matin, au réveil, nous voyons trois petits ânes bâtés attachés au bord de la falaise. Ils attendent les femmes qui sont en bas à gratter dans les rochers. Que pêchent-elles ? Peut-être des moules ou des huitres, qui sont réputées par ici.

L'âne attend patiemment ...
... les femmes sont à la pêche

Les habitants de la région ramassent aussi beaucoup d’algues rouges qui prolifèrent sur cette côte en été. Plus tard, à l’automne, il n’y aura plus le droit de les ramasser. Elles servent à l’industrie pharmaceutique et sont une bonne source de revenus pour les habitants.

En partant de notre bivouac sur la falaise, nous longeons de grandes salines

En longeant la côte jusqu’à Oualidia, la route surplombe la lagune et les champs maraîchers qui grimpent sur la dune.

Depuis El-Jadida, le paysage de la côte est beaucoup plus beau que celui que nous avons vu depuis le début de notre voyage.

La lagune de Oualidia

Oualidia

Il y a du monde aujourd’hui car nous sommes dimanche et les Marocains, surtout de Casablanca, viennent y passer le week-end. 

En ville, les terrasses des cafés sont occupées par des gens qui prennent leur petit-déjeuner composé de « msemens » (crêpes feuilletées)  qu’ils tartinent de kiri et de miel. Tous les cafés ont des petites guérites sur leur terrasse pour cuire ces délicieuses crêpes et nous ne résistons pas au plaisir d’en acheter quelques-unes pour notre déjeuner …

Après quelques provisions en ville, nous allons nous garer sur un des parkings de la plage (5Dh).

Il ne fait pas assez beau et même plutôt frais, nous n’avons pas envie de nous baigner. Pourtant la plage de la lagune aurait été bien agréable. Dommage !

la plage côté lagune est séparée des brisants de l'océan
Malgré le temps frais il y a du monde à la plage de Oualidia

Il y a deux parties à Oualidia, la ville et la station balnéaire.  Celle-ci comporte elle-même deux plages : une côté atlantique où se trouvent les barques de pêche et la plage côté lagune à l’abri des vagues. Cette partie de la côte est la plus poissonneuse du Maroc.

Les pêcheurs vendent leurs poissons et crustacés au bord de la plage, côté port de pêche
Les barques sont remontées sur la plage par un tracteur

 

Il est temps de trouver un endroit tranquille pour déjeuner.

Nous partons près du phare de Beddouza

 

Notre bivouac :

Au bout de la route qui passe au pied du phare, s’étend une longue et belle plage. Nous nous garons tout à l’autre bout, sur un parking  caché par la dune. Nous allons y rester tout l’après-midi et la nuit (32.549 441  -9.273 630).

C’est un bel endroit mais il y a de grosses vagues et des courant de baïne très dangereux pour la baignade.

Malgré le vent frais, quelques familles piquent-nique tout de même sur la plage, armées de leur parasol et de leur tajine !

Notre bivouac derrière la plage
Un "plongeoir" au milieu de la plage !!!
La plage de Beddouza est presque déserte aujourd'hui
Ici, c'est le paradis des pêcheurs à la ligne, la mer étant très poissonneuse
Le vent est froid, la mer est froide et dangereuse, pas question de se baigner

lundi 22 septembre :

La nuit fut bien calme, avec le seul bruit des vagues, la rumeur de la mer très forte …

Nous quittons ce beau coin de bonne heure pour nous rendre à Safi.

Safi

Nous nous garons sur un parking près des remparts de la médina que nous n’allons pas visiter tout de suite.

D’abord, nous devons trouver le siège de « Maroc Telecom » pour régler un problème d’internet sur le téléphone.

Nous montons donc l’avenue le long de la muraille de la médina jusqu’à la place Mohamed V où se dresse le plus grand tajine en céramique du monde ! C’est le quartier administratif par là. En demandant notre chemin à quelques personnes bien aimables, nous trouvons le bâtiment où se tient « Maroc Telecom »… 

La médina de Safi

Une fois le problème résolu, nous rebroussons chemin pour entrer dans la médina par la Kechla, une ancienne forteresse portugaise (fermée à la visite).

Nous nous perdons dans le dédale des nombreux passages voûtés, sombres et frais.

Cette médina est très intéressante car vivante et populaire avec son souk et toutes sortes d’échoppes : couture, coiffure, articles pour pêcheurs, etc … 

trotinette électrique et robe ample font-ils bon ménage ?
Ruelles et passages couverts dans la médina de Safi
Le souk dans la médina
Le coin des poissonniers
Et des volaillers
Safi est réputée pour ses poteries
échoppe de coiffure bien décorée !
Tajine en préparation pour le déjeuner du couturier !
Articles pour pêcheurs
La fontaine publique
... Et le boulanger

 

Dans la médina, partout les gens nous saluent.

 

La cathédrale portugaise est fermée pour rénovation, nous ne faisons donc que passer devant !

 

En sortant sur la place Sidi Boudhab, un café à la terrasse accueillante nous tend les bras ! Un petit moment de repos et un bon thé à la menthe nous ferons du bien après cette grande balade… 

 

La colline des potiers

Il fait chaud et nous avons beaucoup marché …

Mais nous ne pouvons pas quitter Safi sans faire un petit tour à la colline des potiers, toute proche.

Du haut de la colline, nous pouvons voir les fours des potiers
En descendant les escaliers depuis le haut de la colline, nous longeons un cimetière
Boutique de poteries en bas de la colline
Maintenant, il est grand temps de trouver un endroit pour déjeuner.

Avec toutes ces visites, nous déjeunons souvent à l’heure espagnole ces temps-ci !

Nous prenons donc la route de côte mais c’est d’abord le quartier des sardineries, auquel succèdent de grands complexes chimiques et industriels, et le grand port de Safi Atlantique avec plein de travaux de terrassement tout au long de la route. Galère !

Nous finissons par trouver un coin un peu plus sympa, au bord de la route, le long de la mer. Nous avons vue sur les vagues d’un côté et la circulation assez intense de l’autre. C’est pas terrible mais ça ira bien quand même !

Notre route continue avec beaucoup de gros travaux tout du long …

Jusqu’au petit port tout mignon de Bhaibah.

Quelle agréable surprise que ce joli petit port !

La mer y est très agitée. Les vagues s’engouffrent sous les roches volcaniques déchiquetées et en surgissent par les trous en geyser d’embruns. Impressionnant !

Un peu plus loin, les barques de pêche se reposent sur le sable …

Bhaibah, tout petit port ne compte que quelques maisons ...
... et une mosquée
Les barques au repos ...
... Et la mer qui surgit en geyser ...
Impressionnant !

Notre étape nuit :

En empruntant une piste un peu sableuse, nous arrivons au camping  « Mogador Oasis ». Il est ouvert, contrairement à ce que nous croyions, et c’est une bonne surprise … En effet, il a été repris récemment par un couple de jeunes français qui ont tout rénové. C’est un très joli endroit au milieu des dunes, face à la longue plage. Il y a même une belle piscine d’eau de mer et des emplacements bien séparés (120 Dh /nuit).

La jolie piscine du camping "Mogador Oasis"
Après quelques brasses dans la piscine, nous allons faire un tour sur la longue plage avant le dîner