Vallée des rose, vallée du Dadès et vallée des pommes
Vendredi 3 octobre 2025 :
Nous démarrons assez tard du camping Amridil, et nous roulons jusqu’à El-Kelaa des M’gouna, dans un décor peu plaisant fait de grands espaces caillouteux désertiques. Grosse chaleur encore aujourd’hui !
Vallée des Roses
À El-Kelaa, nous faisons quelques courses. La ville est remplie de boutiques vendant des produits dérivés des roses mais on arrive quand même à y trouver du pain et des légumes !
Nous prenons la direction de Bou-Tahrar
La route qui va vers la vallée des roses à la sortie d’El-Kelaa est pleine de travaux. Si bien que nous devons rouler sur de la piste caillouteuse et cahoteuse, couverte de graviers et de poussière. Il y a partout des panneaux de limitation de vitesse. Et ça dure environ 20 km comme ça !
Il y a énormément de travaux au Maroc …
Enfin, nous débouchons sur une route en bon état qui suit un très beau paysage verdoyant : montagnes érodées ocres et roses, surplombant l’oued bordé de végétation. Ça nous change des étendues désertiques que nous avons traversées en venant !
À la sortie de la ville d'El-Kelaa, on peut voir la kasbah Mirna entourée de végétation
Pour déjeuner, nous empruntons une petite route/piste qui descend au bord de l’oued. Nous y faisons une halte bienvenue dans ce bel environnement. L’endroit est plat et sableux mais pas mou, on ne risque donc pas de s’ensabler …
Après ce moment bien agréable : pique-nique au bord de l’eau …nous remontons sur la route et la suivons tout le long de l’oued dans un paysage grandiose.
Un bel endroit au bord de l'oued pour pique-niquer
l'oued est bordé de lauriers-roses
Le paysage est grandiose
Village en vue ! C'est Tamaloute ...
Nous arrivons d’abord à Tamaloute où nous ne nous attardons pas, puis à Bou-Tahrar, joli village avec, en son centre, la vieille kasbah d’Aït-Oumergdane.
Des gamins jouent au ballon dans la rue, d’autres portent du bois et des branchages sur leur mule, d’autres encore dévalent la rue sur leurs vélos. Aujourd’hui, vendredi, les boutiques sont fermées, la rue leur appartient… Ambiance sympathique.
Souvent, dans les villages, les jeunes enfants, dès qu’ils voient des touristes, ont pris l’habitude de quémander des bonbons, stylos ou dirhams. Désormais les plus grands les surveillent et les en empêchent. Ce qui est une bonne chose car c’était plutôt pénible !
Au village de Bou-Tahrar ...
La kasbah d'Aït-Boumergdane
jeux dans la rue, sous la surveillance d'un plus grand
Il charge la mule !
Cavalcade au bord de l'oued ...
... Ils vont chercher du bois mort ..
Nous reprenons la route dans l'autre sens ...
Un gué traverse l'oued pour permettre aux habitants des village d'en face de passer...
Notre étape nuit :
Nous décidons de nous garer pour la nuit à l’endroit où nous avons déjeuné ce midi, au bord de l’oued M’Goun.
Plusieurs véhicules passent près de nous car il y a des villages de l’autre côté de l’oued et donc, un gué. Ils nous saluent gentiment et des gamins qui passent à vélo nous offrent même deux belles grenades ! Sympa …
Oliviers, grenadiers, grands roseaux et lauriers-roses bordent l’eau, ainsi que des bouleaux argentés, des culture de maïs et de luzerne. Ce n’est pas la saison des roses … Nous n’en verrons donc pas.
Comme dans tous les oasis, les femmes passent en portant sur le dos les sacs remplis de fourrage pour nourrir les animaux élevés dans les cours.
Samedi 4 octobre :
Après une bonne nuit dans ce bel endroit calme (encore un !), nous reprenons la route par laquelle nous étions venus. Halte à El-Kelaa où nous achetons de l’eau de rose pour faire des cadeaux à la famille … Mais aussi des msemens, du pain et des légumes …
Puis, nous prenons la direction de Boulmane-du-Dadès …
Et nous longeons ensuite la vallée du Dadès
La route est bordée de villages en pisé, cultures et vergers au bord de l’oued et surmontée de formations géologiques rocheuses, nommées « doigts de singe ». Un parking est aménagé devant ces roches arrondies pour accueillir les touristes. C’est un haut-lieu du tourisme au Maroc : randonneurs, cyclo-touristes accompagnés de leur guide viennent de Marrakech en minibus.
Dans la vallée des "Doigts de singe"
Ces roches sont encore appelées "corps humains"
Dans les gorges du Dadès
Après un petit arrêt photo des roches bordant la vallée, nous continuons et pénétrons dans les gorges.
La route est bordée par de magnifiques formations rocheuses, des canyons profonds et des paysages à couper le souffle … Et presque plus personne par là !
Dans les gorges du Dadès
Grandiose!
Halte déjeuner sur un petit recoin de la route, magnifique vue !
Les roches pelées bordées de ravins prennent des formes lunaires
La grosse tortue !
à
Msemrir
Nous y étions déjà venus en 2009 et avons un peu de mal à le reconnaître. C’est le jour du souk et il y a de l’animation … Il est 15h30 et les marchands remballent leurs marchandises.
À l’époque où nous étions venus, à Msemrir c’était la « fin du goudron »… Des messieurs très sympas nous disent que désormais la route continue jusqu’à Agoudal d’où l’on peut rejoindre les gorges du Todgha.
Nous allons donc pouvoir prendre cette belle route en très bon état, qui grimpe doucement au milieu de paysages lunaires, parsemés de villages aux maisons en pierre et de vergers de pommiers.
C’est la vallées des pommes par ici !
À Msemrir, c'est la fin du souk. On remballe !
C'est la vallée des pommes par ici
Notre étape nuit :
Nous nous garons dans la montagne pelée, à 2 815 m d’altitude, à une vingtaine de km de Msemrir.
L’endroit est un peu pollué par des taches d’huile (c’était un arrêt où les machines se garaient lors de la construction de la route) mais le paysages de montagnes alentours est magnifique… De toute façon, il fait trop froid pour manger dehors !
Et c’est très calme, il n’y a pas de circulation par ici …
Notre bivouac dans la montagne
Magnifique environnement !
Deux petits ânes nous tiennent compagnie... C'est agréable de voir des ânes pas entravés ni chargés de gros ballots !