Belo sur Mer (et retour Antsirabe)

– Dimanche 28/09/2008 : Départ de Morondava

Nous revoilà à bord du 4X4 pour encore 4 heures de piste vers Belo/mer

Au début, c’est une route en très mauvais état, puis une piste très étroite et sablonneuse.

Il faut passer plusieurs gués et traverser une grande étendue saline recouverte à marée haute, il faut donc bien calculer son heure pour passer…  Cette étendue marine ne présente aucune indication ni balisage.

Heureusement que nos chauffeur et guide connaissent bien le coin…

La piste sableuse et marécageuse
... et la grande étendue marine qu'il faut traverser sans aucun repère !

Et nous voilà enfin à Belo/mer.

Petit village de pêcheurs très tranquille sur une baie magnifique, où sont construites les belles goélettes et pirogues à un balancier de la côte ouest.

Pirogue à balancier face au village de Belo s/mer
Plus de vent ...

Notre logement

Nous nous installons au “Dauphin”, endroit de rêve pour se reposer devant la mer (nous sommes les seuls clients)…

Nous allons rester là quelques jours et nous ne regrettons pas d’y être venus, malgré la difficulté du trajet.

On se sent vraiment bien, ici…

Après le déjeuner (vraiment excellent, au Dauphin), bain dans la mer chaude à souhait et balade dans le village.

Notre bungalow devant la mer

 

Balade dans le village

Les paillotes et maisonnettes en bois sont entourées de petits enclos fermés par des sortes de palissades ajourées faites de pieux enfoncés verticalement dans le sol. Ces palissades délimitent les rues du village. Ici, on marche dans le sable. Pas de véhicules à moteur, c’est le calme absolu.

Des cochons nageurs !

Le plus drôle dans le village, ce sont les enclos à cochons qui sont construits tout près du rivage.  De ce fait, à chaque marée haute, les cochons nagent ! Ils ont l’air d’aimer ça… Il paraît que ça les lave et ça nettoie l’enclos en même temps !

Bon, il vaut mieux éviter de se baigner trop près du village…

Dans le village ...
Les rues sont délimitées par des pieux fichés dans le sable
Les enfants rentrent de l'école
Une petite gargote

Belo s/mer est le chantier naval le plus important de l’île

Sur la grève, on peut voir de grandes carcasses de bateaux un peu partout…

Et des charpentiers de marine au travail…

 – Lundi 29/09/2008 :  Marée basse… nous partons faire une longue promenade sur la belle grève de sable blanc… Espace…Lumière…

Marée basse...

Quelques goélettes, que des hommes sont occupés à calfater ou bricoler, sont échouées un peu plus loin.

Ce sont des marins bretons qui ont enseigné aux Vezos (l’ethnie de pêcheurs de la côte ouest entre Morombe et Tulear) les méthodes de construction navale et de navigation des goélettes. 

Il y a aussi des boutres d’origine arabe.

  La goélette est pontée et le boutre ne l’est pas.

La forme des voiles n’est pas la même, non plus.

Ce sont des navires pour transporter les marchandises. Ici, on construit et répare aussi beaucoup de pirogues de pêche à voile et à un seul balancier…

Goélettes sur la grève
On ne se lasse pas d'admirer le spectacle des pirogues à voile qui rentrent de la pêche poussées par les alizés ... Au Dauphin, nous sommes aux premières loges...

 

 

-Mardi 30/09/2008 :

Aujourd’hui, nous partons faire une virée en pirogue à voile.

Nous embarquons à 7h. Le temps est très beau, il n’y a pas beaucoup de vent.

 

Un banc de sable habité

Après 3h de navigation, nous accostons un banc de sable solitaire où, malgré l’extrême dénuement du lieu, des familles de pêcheurs vivent une partie de l’année.

Ils sont obligés d’aller chercher l’eau douce dans des bidons avec leurs pirogues à Belo.

Leurs habitations sont des murets faits de pierres et morceaux de corail ramassés sur la grève.

Une voile de bateau sert de toit…

Une culotte a servi à réparer la voile... Il faut se débrouiller avec les moyens du bord !
Un habitat rudimentaire sur un banc de sable solitaire ...
Tout le monde pêche, hommes, femmes et enfants. La mer est leur seule ressource.
Les poissons et les poulpes sont salés et séchés au soleil...
Les femmes et les enfants, sur la côte, se mettent souvent de la pulpe d'une plante écrasée sur le visage ...
... pour se protéger de la morsure du soleil

 

 

 Armés de masques, tubas et palmes, nous faisons un peu de plongée, ce qui nous permet d’apercevoir quelques beaux poissons multicolores….

Après le pique-nique avec les piroguiers, nous remontons à bord…

 

Les vents alizés se sont levés, comme tous les après-midis…

 Le retour pour Belo est plus mouvementé que l’aller et il faut manœuvrer pour entrer dans la baie.

Une simple pagaie sert de gouvernail.

Des baleines, des baleines !

Durant le trajet, nous avons la chance d’apercevoir les queues d’un couple de baleines qui sortent de l’eau en cadence… merveilleux spectacle…

Le vent s'est levé, il faut faire du rappel !

Ce soir, dîner dans un petit resto du village. Demain, nous quitterons Belo s/mer avec regret…

C’est vraiment un très bel endroit.

– Mercredi 1/10/2008 :

Derrière Belo et les salines d’Antsira (ce qui signifie “là où il y a du sel”), se trouve une plantation de baobabs-bouteilles, où nous faisons une petite halte, sur la route du retour vers Antsirabe… 

Baobabs-bouteilles ... Ces superbes arbres ont vraiment une forme particulière...
Un petit gardien de la plantation ...
Les salines d'Antsira

Ensuite, c’est de nouveau la piste sableuse…

Ses charrettes à zébus, ses gués et ses cahots…

Devant nous, une charrette à zébus ...
Un passage de gué ...

Tout à coup, voilà un camion en panne au milieu de la piste. Ses occupants campent là en attendant le retour de celui qui est parti chercher la pièce de remplacement, ça peut prendre pas mal de temps (plusieurs jours)… Pas de problème, nous nous traçons une autre piste dans les broussailles à côté…ça secoue un peu, mais ça passe…

Un camion en panne...
Une paillote ...
Plus loin, un peu avant Morondava, se tient un marché aux bestiaux
Après le déjeuner à Morondava, nous continuons à rouler sur une route défoncée ou en réparation, avec quelques franchissements de ponts un peu périlleux...
Des baobabs couverts d'aigrettes blanches ...
... Et des rizières ...

En fin de journée, nous ferons halte pour la nuit à Malaimbandy…

 Là se trouve un petit hôtel  avec des bungalows très basiques.  Il y fait une chaleur étouffante…et pas de ventilateur… Mais les gens y sont très accueillants et il y a une terrasse où il fait bon se délasser après cette longue route.

L'hôtel à Malaimbandy

 

Pour le petit-déj, il faudra attendre que le café soit pilé !

  A Madagascar, il y a des plantations de café et, souvent, lorsque l’on passe près d’un village, ça sent bon le café grillé… Après ça, il faut le moudre, mais ici, c’est avec un pilon et un mortier que ça se fait…

Il faut piler le café du petit-déjeuner !

Il fait déjà 35° à l’ombre et il faut reprendre la route jusqu’à Miandrivazo…

Notre véhicule, qui présente de plus en plus de signes de fatigue, va donner bien du fil à retordre à nos guides.

Heureusement, ils sont débrouillards et très professionnels.

Vers 13h, nous arrivons à Miandrivazo. Il y fait vraiment très chaud.

Il paraît, du reste, que c’est la ville la plus chaude de Madagascar !

Pendant que nous déjeunons, les pauvres guides essaient de trouver un moyen pour ressouder l’amortisseur du 4X4… Nous ne pourrons repartir qu’à 16h…

À Miandrivazo, il y a toujours une intense activité...

Heureusement, la route est en meilleur état, maintenant.

Petite halte dans un village au bord de la nationale. Le soir commence à tomber et il y a plein de monde dans la rue, de multiples gargotes qui vendent beignets, grillades, brochettes, etc…

Nous arrivons enfin à Antsirabé à 20h30… ouf !

Il y fait beaucoup plus frais, c’est l’endroit le plus froid de Madagascar, situé sur les Hautes Terres, à 1400m d’altitude.

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