Parc Ranomafana, Ambalavao, réserve d'Anjà

De Manakara à Ranomafana

En quittant Manakara, après les grandes palmeraies, la route est bordée de rizières où les gens sont en plein travail... 
Montagnes et rizières
Repiquage du riz

Le paysage devient de plus en plus montagneux et présente des collines pelées par le déboisement et la culture sur brûlis.

Plantations de café, de cannelle, girofle, poivre et de délicieux ananas en recouvrent les pentes…

Ici, il y a deux saisons : « la saison des pluies et la saison où il pleut ». C’est dire si le climat humide favorise la pousse de la végétation.

Délicieux ananas
L'arbre du voyageur (Ravinala) est le symbole de Madagascar

Halte déjeuner

Une petite gargote au bord de la route nous accueille…

La carte est quelque peu nébuleuse : « Toton-kana sy Tsamaraso, Hen’omby ritra, etc… » 

Heureusement, notre chauffeur nous fait la traduction … et ce sera très bon !

Une carte un peu nébuleuse
Dans la cuisine ...

Ensuite, la route serpente dans la montagne couverte de forêt de plus en plus dense : arbres du voyageur, bambous et raphias sont luxuriants.

Les cascades dévalent les pentes.

Nous arrivons à Ranomafana

Petit village perdu au fond d’une vallée encaissée, au cœur d’une forêt touffue, il possède une source chaude naturelle, d’où son nom, qui signifie « eau chaude ». À l’époque coloniale, les français y créèrent un centre thermal encore en activité, où nous allons, bien sûr, prendre un bon bain délassant…

Le pont, le long de la Namorona, détruit par un cyclone, n'a pas été réparé, mais juste remplacé par une passerelle plus sommaire...
La piscine d'eau chaude se trouve près du pont, le long de la rivière
Environs du village de Ranomafana

Notre logement

Nous logeons « Chez Gaspard », des chambres louées par les religieuses en plein centre du village.

La place du village
Des femmes tissent la soie naturelle des cocons de vers à soie sauvages ramassés dans la montagne

Mais Ranomafana est surtout connu pour être le point de départ des excursions dans le Parc National

Cet espace naturel et préservé est l’habitat d’une faune et d’une flore d’un caractère exceptionnel…

Dans le Parc National de Ranomafana

 – Mardi 7/10/2008 : A 6km de Ranomafana, se trouve l’entrée du Parc. Après paiement du droit d’entrée et du guidage, la belle forêt primaire, tropicale et humide, nous invite à la marche.

Nous grimpons dans la montagne par des chemins balisés, en découvrant des cascades et une végétation luxuriante, dont de nombreuses orchidées (le Parc en contiendrait des centaines d’espèces).

Anciens tombeaux au cœur de la forêt

Les lémuriens

Il n’y a pas de singes à Madagascar, seulement des lémuriens. Ceux-ci appartiennent à un sous-ordre des primates, plus primitifs que les singes, et 90% des lémuriens existant dans le monde vivent à Madagascar (le reste se partageant entre les Comores, l’Afrique, Ceylan et l’Inde).

Il y en a de toutes les tailles,  des diurnes et des nocturnes…

« Hapalémur doré », une sous-espèce de lémurien, découvert en 1986 est très difficile à voir. Malgré tout, nous avons eu la chance d’en entre-apercevoir un furtivement…  Heureusement, il y en a plein d’autres  plus faciles à observer et nous allons être comblés.

Évidemment, c’est toujours une grande émotion que d’en apercevoir au sommet des arbres… 

Ils ont des colliers de façon à les surveiller et les protéger. Plus de la moitié des espèces de lémuriens sont aujourd’hui menacées d’extinction.

 

Vari variegata
Prolémur
Lepilémur sahamalazensis
Le microcèbe est un tout petit lémurien nocturne
Microcèbe

 

D’ailleurs, nous revenons ce soir pour voir les espèces nocturnes.

Le petit microcèbe est un lémurien de la taille d’une souris. Il se rencontre assez facilement… Nous en reverrons d’ailleurs par la suite de notre voyage, dans le sud.

La civette rayée, est une espèce  carnivore endémique qui se nourrit de petits vertébrés, insectes et animaux aquatiques. Elle est aussi une espèce protégée

La civette rayée ou civette fossane est un petit carnivore nocturne

– Mercredi 8/10/2008 : Aujourd’hui, nous partons pour Fianarantsoa, où nous rejoindrons la RN7, pour descendre vers le grand sud…

Nous traversons des paysages typiques des Hautes Terres : cultures en escaliers de vignobles, de tabac et de de thé... Petites maisons en briques et rizières...
En quittant Ranomafana ...
En approchant de Fianarantsoa, on peut voir de nombreux fours à briques

Fianarantsoa

Nous voilà de retour dans cette ville où nous étions déjà venu pour prendre le train il y a quelques jours. Cette fois, nous ne ferons que passer…

Dans la rue, à Fianarantsoa
Une boutique
Les malgaches utilisent beaucoup ces petits chariots pour le transport des marchandises...
Les enfants savent bien s'en servir aussi !

Et nous continuons notre route jusqu’à Ambalavao où nous dormirons ce soir…

Les collines de terre ocre nous rappellent que Madagascar est surnommée "l'île rouge"

Marché aux zébus à Ambalavao

Animaux considérés comme signes de richesse, les zébus ont un rôle très important dans la vie malgache.

Le sacrifice d’un zébu est essentiel à tous les rituels.

Le mercredi, justement, à Ambalavao, c’est le marché aux zébus…

Commerce très important pour la ville puisque c’est ici que transitent près de 2000 têtes de bétail chaque semaine !

Les vachers sont souvent drapés de leur couverture colorée typique.
Le marché aux zébus

Parallèlement au marché aux zébus, c’est aussi le jour de marché en ville. On peut y trouver de tout.

Il y a du monde dans les rues et dans les gargotes…

Jour de marché à Ambalavao
Il y a du monde dans les rues aujourd'hui ...
Jeu de société dans la rue
Ambalavao possède de belles bâtisses de style betsileo
Quelques maisons comportent des originalités architecturales

Et c’est à Ambalavao que l’on peut voir la fabrication manuelle de papier antemoro le plus réputé du pays.

La pâte à papier est faite à partir de la fibre très souple de l’arbuste « avoha »et est souvent agrémentée de fleurs fraiches.

La fabrique se tient dans le fond de l’enceinte de l’hôtel « Bougainvillées », où nous logeons…

Mais nous préférons prendre nos repas dans une petite gargote en ville…

Martelage de la fibre d'"avoha"
La pâte à papier est étalée sur un tamis
Des fleurs sont incorporées à la pâte à papier

– Jeudi 9/10/2008 : Nous partons vers le sud.

À une douzaine de km, dans cette direction, se trouve la réserve d’Anjà, petit parc très sympathique géré par les villageois du coin.

La montagne Anjà se découpe à l'horizon ....
Elle est massive et formée de roches arrondies en "pains de sucre"

Le parc abrite plusieurs familles de makis cattas, jolis lémuriens qui se laissent facilement observer.

Il y a aussi des caméléons et des lézards. La base du massif est garnie de plantes épiphytes

Caméléon
Maki catta
Lézard

Après 2h de balade dans le parc, nous reprenons la route jusqu’à Ihosy où l’on s’arrête pour déjeuner.

C’est la capitale des « Bara », pasteurs semi-nomades d’origine africaine et qui forment aussi la caste des voleurs de zébus !

C’est là que finit la région des Hautes Terres,

et que commence le Grand Sud, où domine la brousse sèche, domaine des grands troupeaux

On voit souvent des gens transportant de gros sacs de charbon de bois, produit de première nécessité, ici, fourni par les eucalyptus acclimatés là où la forêt primitive a malheureusement disparu.
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